26/09/2013

Autre avantage du tunnel sous la rade

L’urgence est d’abord d’inverser la politique suicidaire de madame Künzler. L’étouffement de Genève ne doit pas avoir lieu. La traversée de la rade en tunnel est donc réellement prioritaire actuellement.

Le tunnel, c’est maintenant.


Geneve,tunnel,rade,pont mont-blanc,künzler,La percée du tunnel répond à la fois à un besoin de mobilité et à l’urgence d’éviter le blocage de Genève en prévision de la fermeture du pont du Mont-Blanc pour rénovation totale. Mais ce ne sera pas son seul avantage.

Il faut en effet profiter de ces travaux de rénovation du pont pour le repenser et lui ajouter deux nouvelles voies.

Avec un pont à huit voies on peut avoir:


- deux voies de bus et tram dédiées;

- quatre voies pour le trafic des voitures, livraisons, taxis, touristes, etc;

- une voie pour les deux roues, qui complète celle du pont des Bergues;

- et enfin la passerelle piétonnière, initialement prévue à côté du pont en contrebas; le projet actuel étant assez sinistre, on remontera les piétons à la même hauteur que l’ensemble de la mobilité;

- tout en gardant un trottoir côté sud (vers le Rhône).


Ce serait un bel exemple d’oecuménisme urbain. Un arrangement du pont selon une architecture un peu plus moderne mais en phase avec les lieux conférerait à l’ouvrage un attrait incomparable. Une avancée centrale en demi-cercle sur la partie piétonne permettrait un arrêt momentané des piétons pour profiter d’une vue sublime sur le jet d’eau et la rade; genevois et touristes s’en régaleraient.

Pour cela il faut de l’imagination, de l’audace et du courage politique. Ces fées-là n’étaient pas autour du berceau de mamy Künzler. Pierre Jenni et quelques autres ont reçu la visite de ces bonnes fées. On sait donc comment faire le bon choix pour Genève.

Pour Genève, le tunnel, c’est maintenant.

18:55 Publié dans Elections, Genève, Politique, Rade, Urbanisme | Tags : geneve, tunnel, rade, pont mont-blanc, künzler | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

La "politique suicidaire de Madame Künzler"... C'est à tomber de sa chaise. Avez-vous un tant soit peu de mémoire? Le peuple genevois a refusé la traversée de la rade dans les années quatre-vingt dix et vous voudriez faire croire que l'actuelle conseillère d'état est responsable d'un hypothétique blocage de ce projet aussi pharaonique que fantaisiste et récurrent? Lequel, s'il devait éventuellement être soumis à nouveau à la sanction populaire serait sans doute renvoyé aux oubliettes de l'histoire?

Décidément, votre blog politique est aussi mauvais que l'autre. Et surtout, ne me répondez pas que je n'ai pas besoin de le lire car je vais my atteler de ce pas.

Je vous souhaite le bonjour.

Écrit par : Déblogueur | 27/09/2013

Mais cher Déblogueur, vous faites ce que vous voulez! Un caca nerveux?

Et bien vous devriez revoir vos archives car la traversée de la rade a été acceptée en 1988 par près de 70% des votants! Si ce n'est pas un plébiscite...

Par contre le Conseiller d'Etat Christian Grobet, à l'époque se foutait déjà de l'avis du peuple puisqu'il avait déclaré qu'il n'en voulait pas de cette traversée. Par ailleurs les partisans de la traversée étaient divisés entre pont ou tunnel.

Ce qui a été refusé, en 1995, c'étaient les crédits pour les deux solutions. La mise au vote des crédits était évidemment une erreur du gouvernement d'alors. Sur la base de 70% de oui à la traversée il y avait autre chose à faire, imposer un calendrier, convaincre. Mais le principe de la traversée n'était pas remis en cause.

Depuis lors il aurait fallu un ministre décidé et audacieux pour trancher et aller de l'avant. Mais on a eu des ministres dont la politique silencieuse était/est de bloquer le trafic privé et Genève.

Revoyez vos notes, Déblogueur, votre intervention ici est aussi mauvaise que celles sur mon autre blog.

Écrit par : hommelibre | 27/09/2013

Et lorsque les projets (tunnel ou pont) ont été soumis au vote dans les années 90, tout a été refusé... Vous avez beau jouer sur les mots, ça ne trompe personne.

Et, qui plus est, on est toujours plus intelligent après.

Écrit par : Déblogueur | 27/09/2013

Vous galéjez.
Les crédits ont été refusés, pas le principe de la traversée. Pourquoi les genevois se seraient-ils dédit 7 ans après avoir plébiscité l'objet à 70%?

La division sur le tunnel ou le pont n'était pas amoindrie, pour cela il aurait fallu une autre préparation, un meilleur engagement du le gouvernement et une plus grande clarté dans la présentation de l'objet à voter. Ou une décision ferme du Conseil d'Etat pour une des deux solutions sans passer par ce vote.


P.S: vous aurez certainement plaisir à lire mon nouveau billet sur le double langage de Mme Künzler.

Écrit par : hommelibre | 27/09/2013

Je confirme les propos de Hommelibre.
Le projet libéral (Initiative populaire De Toledo) pour la traversée de la rade avait été accepté par le peuple à une très grande majorité et au grand damn de la gauche. Par contre les crédits d'études ainsi que le projet de budget pour la construction d'un pont avaient tous deux été refusés par le peuple en 1995.
Hommelibre parait très bien documenté.

Les lieux où devait prendre l'ancrage du pont des deux côtés du lac avaient été la principale pomme de la discorde entre les partis politiques d'une part et entre le Canton et le Conseil Fédéral d'autre part. Ce dernier était sollicité pour participer au financement du pont ainsi que de ses dessertes.
La discorde entre gauche et droite était due au tracé des deux côtés du Léman: Trop loin, à l'époque, des centres urbanisés du côté Genève, trop près de la frontière française.
Une autre raison qui était venue ensuite gommer son intérêt: les promesses de financement fédéral pour les autoroutes de contournement pour soulager drastiquement la circulation automobile et délester routes et rues des communes urbaines et pour diminuer durablement les pendulaires de l'épicentre de la ville de Genève comme de sa périphérie en cours d'urbanisation.

Pour les dessertes du mythique pont,l'Etat avaient déjà entrepris des négociations avec des privés, d'autres étaient en cours ou en réserve. C'était Christian Grobet qui en était habilité (en tant que Chef du département de l'aménagement du territoire, de la construction, des transports et de la navigation).

Je pense qu'aujourd'hui, l'idée d'une traversée de la rade susciterait une regain d'intérêt, car nous subissons une massification de la circulation à hauteur de 200%.
Nos autoroutes de contournement ressemblent davantage à des bretelles de dessertes, à des artères de transit à travers les villes de province, celles qui se développent au coup par coup dans l'anarchie.

Nous voulons le développement d'un Grand Genève par le nord et par le sud, de part et d'autre du petit lac tout en faisant passer tous les véhicules par le centre de la métropole... Autant dire que nous nous posons en réceptacle de la pollution totale. On ne peut faire mieux pour capter le CO2.

Écrit par : Beatrix | 28/09/2013

Merci pour ces précisions Beatrix. Paradoxalement Grobet était un politicien déterminé, mais déterminé à n'en faire qu'à sa tête.

Écrit par : hommelibre | 01/10/2013

Grobet était opposé à tout ... même à l'autoroute de contournement ! pour lui l'autoroute devait s'arrêter à l'aéroport, c'est tout dire. Et il a dû grimacer car c'est lui qui l'a inaugurée cette autoroute, bien après !

Écrit par : uranus2011 | 01/10/2013

Une précision. Le rejet en 1995 était surtout dû au mode de financement qui prévoyait une augmentation de la taxe sur les véhicules motorisés. Cette disposition a refroidi une bonne partie des citoyens favorables à la traversée. Ce problème reste d'actualité et il ne faut pas se voiler la face. Vu l'état des finances cantonales, il faudra bien trouver des ressources.
Je reste persuadé que quelques fleurons de notre économie seraient très heureux de voir leur raison sociale associée à une telle réalisation et je me fais fort de rassembler des enthousiastes autour de ce projet. Encore faudra-t-il éviter des impairs tels que la circulation en sens unique sur la rue de l'Ecole-de-Médecine, qui supprime la vitrine sur l'enseigne Rolex de la fondation Wilsdorf, mécène de la superbe réalisation sur l'Arve. Plus maladroit tu meurs...

Écrit par : Pierre Jenni | 01/10/2013

y a longtemps que nos élus nous on foutu la honte. trop de gâchis de trop d'argent.
y a longtemps qu'un métro aurait du suppléer au tram. et traverser le lac en sous-terrain (j'ai vu et ai travaillé sous les bruits de la construction du parking du Mt-Blanc: bigre, les jobs des ingés!)

y a longtemps que les montants investis à crédit pour le CEVA et P+R en France, soit un énorme accroissement de la dette sur la tête de nos enfants, auraient pu être investis et gérés à meilleur escient.

y a un bout de temps que nous comparons les dépenses Lausanne métro/Genève CEVA

Sachant que les mêmes buts peuvent être atteints et réalisés en 20 ans de décalage, mais à 10x leurs coûts s'ils avaient été votés avant 2010,

Sachant que GE Etat va disposer dès 2014 de beaucoup moins de revenus mais de beaucoup plus de dépenses sociales (frais chômage + immigration clandestine incl),

l'autre avantage de décider d'un tunnel sous la rade, c'est de faire au plus vite. avant que son obligation ne devienne impayable

Pour y avoir vécu/travaillé: San Francisco a des ponts fer (méthode Eiffel) servant au passage de voitures +trains +métros.
Berlin et son SBahn/Ubahn.
Contribuable CH je m'insurge: pourquoi Lausanne fait un métro 3x moins cher que nous, avec un Ceva sans certitude de remplissage à 40% mais dont les coûts sont tels qu'ils bloquent tout autre projet à mi-long terme?

Dont le tunnel sous la rade fait partie.

Écrit par : pierre à feu | 01/10/2013

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