09/10/2013

Conseil d’Etat 2e tour: un choix embarrassant

Mon choix n’est pas arrêté. L'offre électorale ne recoupe pas mes lignes. Si je soutiendrai le projet de traversée de la rade parce que prioritaire, ceux et celles qui le défendent font partie de formations avec lesquelles j’ai d’importants désaccords de fond. Je suis pro-européen, donc peu en phase avec l’UDC dont je respecte pourtant la démarche patriotique, que je considère comme une valorisation de nos racines.


élection,geneve,conseil d'etat,rade,traversée,verts,socialistes,plr,udc,mcg,Je n’adhère pas plus au discours anti-frontalier du MCG, dont le ton et la violence ne sauraient l’exonérer d’une analyse plus fine de la réalité économique de notre région. J’avais également été très critique sur la proposition d’Eric Stauffer de parquer les SDF à la caserne des Vernets.

Le Parti Pirate est pour moi un ersatz politique fait de bric et de broc et manquant de personnalités fortes. Peu crédible, pas assez lisible, presque confus, Alexis Roussel déclarait sur Léman Bleu que, concernant la traversée de la rade, il ferait ce que les genevois décideraient. On attend plus d’un vrai parti: prendre des position fermes, indiquer des directions. La démocratie participative prônée par le PéPé semble plutôt être une dilution des responsabilités pour lesquelles on demande pourtant un mandat électoral.

L’Entente PLR-PDC est-elle bien acquise à la traversée de la rade? J’aimerais des positions plus claires à ce sujet. Si le libéralisme m’intéresse, j’ai à de fréquentes reprises voté autrement que le PLR ne le recommandait. Le PDC propose de longue date une meilleure politique familiale, avec quoi je suis en accord. J’avais d’ailleurs été conseiller communal PDC pendant trois ans il y a un paquet d’années. Mais depuis j’ai à plusieurs reprises voté différemment de ce parti.

Les Verts sont exclus de ma liste, ce qui est nouveau pour moi. Leur politique doit globalement être sanctionnée. Michèle Künzler n’est pas l’unique responsable de son désastre électoral de dimanche: c’est toute la ligne du parti qui est en cause. Que, comme elle le disait, on ne puisse plus rouler à Genève comme il y a 30 ou 50 ans, je suis d’accord. Mais les solutions doivent être plus différenciées et modulées. La guerre aux voitures génère l’étouffement de Genève. Il n’y a ni audace ni vraie initiative chez les Verts. Le conservatisme domine.

Les socialistes manquent d’un vrai credo économique: soutenir sans réserve l’entreprise, et ne pas seulement s’occuper d’accompagner les chômeurs ou des règlements du travail, même si c’est important. Cette remarque est bien sûr schématique, mais il ressort du programme d’Anne Emery-Torracinta que l’aide au financement des entreprises tient en une ligne, sans plus de développements. C’est court. Si les socialistes veulent donner une priorité au volet social de la société, on ne doit pas oublier qu’il n’y a pas de social sans argent et que l’argent vient des entreprises. D'autre part leur politique familiale consiste surtout à prévoir des places de crèche, ce qui n'est pas un projet en soi mais un aménagement du réel.

Ensemble à Gauche me semble si peu profilé, si anecdotique, que je ne vois pas comment voter pour un de leurs candidats s’ils en présentent un. A part les gesticulations de Rémy Pagani, je n’ai pas entendu proposer un vrai programme, rien que des postures défensives. Insuffisant, même si certaines personnalités de ce parti sont intéressantes et attachantes.


A suivre.

12:44 Publié dans Elections, Genève, Politique | Tags : élection, geneve, conseil d'etat, rade, traversée, verts, socialistes, plr, udc, mcg | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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