10/10/2013

Conseil d’Etat 2e tour: Anne Emery-Torracinta

Elle dévoile une partie de sa vie privée sur son site. Elle est mère de trois enfants, dont un handicapé. Je connais des parents dans cette situation. J’ai vu l’énergie, l’attention, le dévouement permanent que cela demande. Je ne peux qu’exprimer mon respect à ces parents.


election,anne emery torracinta,autisme,mère,socialiste,Puisqu’on commence par les confidences, j’aimerais savoir comment elle fait pour rester si jeune d’expression et de regard?


Mais passons aux compétences et expériences.

 

Enseignante d’histoire (post-obligatoire), syndiquée UCESG
Députée au Grand Conseil depuis 2005
Présidente de la commission des finances
Vice-présidente de la commission des affaires sociales
Ancienne vice-présidente du PS Genève et cheffe de groupe au Grand Conseil
Membre du PS genevois depuis 1984


Le bagage n’est pas très épais, mais tout dépend de la rapidité à laquelle elle apprend. Du côté des implications associatives:


Présidente d’Insieme-Genève, Association de parents et d’amis de personnes mentalement handicapées
Membre de diverses associations (notamment: Mouvement populaire des familles, Déclaration de Berne, ATE, Licra, Autisme-Suisse romande, Argos, WWF, NOMES, Exit)


Les activités en relation avec des personnes handicapées demandent unelection,anne emery torracinta,autisme,mère,socialiste, agir et une énergie, de la hauteur et des idées. Savoir prendre en main, s’adapter autant que tirer en avant. Avoir les solutions parfois imprévues. Et toujours beaucoup d’attention et de disponibilité. Être présent, solide, de cette trempe qui affronte les problèmes. C’est une intense école de vie et d’organisation du quotidien.

Elle a été membre du WWF. Le WWF n’est  plus ma tasse de thé, même si je me souviens d'une discussion très conviviale avec Philippe Roch dans son jardin. Nous avions constaté des parallèles dans nos vies et dans nos engagements. J’étais alors très actif dans une forme d’écologie: les médecines douces, la gestion des co-facteurs de la santé.

Par ailleurs j’ai feuilleté le programme politique de la candidate. C’est du socialisme. Je n’ai pas vu sa propre touche. Peut-être n’ai-je pas su la voir. Le côté presque trop fidèle au parti (je regrette Manuel Tornare), le passé au WWF, le langage épicène sur son site, me font me méfier. Je ne vois pas la louve libre. Elle était d’accord avec la politique de Michèle Künzler. Mauvais point!

Son regard parfois se perd dans un univers rien qu'à elle. Est-ce une forme de méditation, de récupération? Ou une rêverie? Je pencherais pour cette dernière à cause de cette sensibilité hors du commun que son visage et certains traits révèlent.

Si je ne m’en tiens qu’au CV et au programme, je me dis qu’elle n’est pas encore dans la liste de mes 7 candidats. Il manque quelque chose. Ce qui m’ennuie car, je l’ai déjà écrit, je l’aime bien, sans savoir pourquoi. D’un autre côté je ne dois pas attendre la perfection de la part des candidats. Ce serait déraisonnable et source de déception. Je vais laisser mûrir. Son expérience particulière de mère et sa grande sensibilité feront peut-être la différence.

 


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A suivre.

 

Billet précédent: un choix embarrassant

08:57 Publié dans Elections, Genève, Politique | Tags : election, anne emery torracinta, autisme, mère, socialiste | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Je vous lis toujours avec attention et plaisir. Toutefois, dans ce billet, je suis génée par vos propos :

« Son regard parfois se perd dans un univers rien qu'à elle. Est-ce une forme de méditation, de récupération? Ou une rêverie? Je pencherais pour cette dernière à cause de cette sensibilité hors du commun que son visage et certains traits révèlent ».

Là, vous appliquez une théorie, la phrénologie, qui a fait fureur au XIXème siècle, et qui supposait que le caractère d’une personne pouvait être lu sur son faciès !

Et, non ! L’être humain est plus complexe. Il y a des criminels (des “serial killers”) au visage angélique et au doux regard.

Écrit par : Michèle Roullet | 10/10/2013

Bonjour Michèle,

Le plaisir est réciproque.
Sur votre critique, je l'entends et je peux préciser ceci:

Ce que l'on nomme aujourd'hui la morpho-psychologie est une approche empirique, donc avec des grilles de lecture basées sur l'observation, voire sur le symbolisme de l'espace. Cela comporte une part d'approximation. Toutefois, par expérience, j'y accorde la possibilité de lire des tendances, des directions dans le mode de fonctionnement d'une personne. Cela peut se faire sur le visage mais aussi sur d'autres parties du corps. C'est comme si la forme et le mouvement du corps dans l'espace étaient des projections ou des illustrations de mouvements intérieurs avec lesquels on trouve des analogies. La grille expansion-rétraction de Corman par exemple est une piste intéressante.

On peut déceler des lignes générales, des modes de fonctionnement, mais par exemple ni les pensées, ni la moralité d'une personne. De plus, l'expérience de vie modifie certains traits, les accentue ou au contraire les compense, ce que l'on ne peut pas déceler. Les traits restent alors comme un arrière-plan, un filigrane.

J'avoue ne pas me baser trop souvent sur cette lecture, et quoique que je suppose lire, je laisse toujours la place à ce que ce soit modifié par ce que la personne a à dire d'elle-même, qui au final prime sur le reste. Sans quoi cela deviendrait une sorte de pouvoir d'interprétation pris sur l'autre et je n'aime guère ce mode de relation.

Ici c'est plutôt pour souligner une forme de sensibilité qui m'a interpellé. Mais si elle venait me dire le contraire, je lui dirais ok et j'éclaterais de rire!

Écrit par : hommelibre | 10/10/2013

OUF! Vous me rassurez!

Mais, je ne crois pas qu'elle vous dira le contraire, car votre propos est plutôt flatteur. Si vous appliquez votre “grille expansion-rétraction de Corman” (qui m'est totalement inconnue... dont le nom même ne m'incite pas trop à aller me pencher sur le sujet) pour dire des gentillesses, alors ce n'est pas trop grave.

Votre « pouvoir d'interprétation pris sur l'autre » reste “soft”. Et, en plus si vous gardez le rire comme fusible, c’est bon ! Car, l’humour est toujours la meilleure alliée contre la tyrannie.

Écrit par : Michèle Roullet | 10/10/2013

Je pense que l'on ne doit faire usage de ce genre d'approche qu'avec prudence et souligner des éléments constructifs, sans quoi c'est une crucifixion!
Et si c'est contesté, au moins c'est l'objet d'une discussion et d'un approfondissement et non d'un pugilat

Je me demande depuis longtemps comment expliquer qu'une forme puisse éventuellement avoir une analogie avec un trait de caractère. L'une des pistes que je privilégie est que le corps se développe selon l'énergie vitale dont on dispose, qui n'est pas la même pour tous. Cela passe par la constitution physique, les hormones qui favorisent ou non le développement de certains tissus, par exemple.

Ainsi une personne musclée tonique n'aborde pas le monde de la même manière qu'une personne longiligne et filiforme. La gestion de l'énergie est différente et donc les comportements doivent en tenir compte. Un coureur de 100 m à un corps fait pour tout donner en très peu de temps. Un coureur de 10'000 m doit réfléchir à sa course, se gérer sur la durée, anticiper, calculer, feinter parfois. Et même si l'on peut faire évoluer son corps, il sera difficile d'intervertir les rôles.

Écrit par : hommelibre | 10/10/2013

@Hommelibre: peut-être devriez-vous rajouter aux compétences et expériences que cette dame est également enseignante en histoire (cela apparaît sur son CV). Car comme vous la présentez, on a l'impression de quelqu'un qui n'a jamais travaillé et a passé sa vie à squatter des associations et des commissions...

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 10/10/2013

Oui vous avez raison, je vais le rajouter. D'autant plus que l'Histoire est une branche que je trouve très importante pour comprendre le monde.

Je vais aussi ajouter le lien vers son site, j'ai omis de le faire. Cela permet de compléter ce portrait qui n'est pas exhaustif et où j'ai mentionné des points auxquels je suis plus sensible.

Écrit par : hommelibre | 10/10/2013

Je ne connais pas Mme Torracinta mais ce que je sais, c'est qu'elle est la candidate du PS et que si elle est élue et qu'on lui confie le DIP (fort probable) les citoyens doivent savoir qu'il n'y aura aucun changement au sein de ce département. Elle continuera dans la droite ligne de M. Beer. Aux citoyens donc de dire quelle école ils veulent...

Écrit par : Duval | 10/10/2013

D'après son parcours il me semble, si elle est élue, que sa place serait à la solidarité (DSE), pour autant que madame Rochat en change si elle est réélue. Pierre Maudet ne devrait pas changer. François Longchamp peut vouloir continuer à gérer les dossiers qu'il connaît mais il peut aussi vouloir changer. Sinon en effet ce serait le DIP, le DIME ou le DARES.

Écrit par : hommelibre | 10/10/2013

S'il y a bien un département sinistré, c'est bien le DIP!
Mais hélas, ce n'est pas le seul...

Malheureusement, je pense que le peuple ne mesure pas les conséquences d'une éventuelle élection de Mme Torracinta , qui prendrait évidemment en charge le DIP...

Écrit par : Exprof | 10/10/2013

Rien n'indique une reprise automatique du DIP par un(e) socialiste ! De plus je pense que les coups de crayons entre PS et Verts ne manqueront pas. Au profit de qui ? probablement d'un troisième larron... je pense que seul 1 socialiste ou 1 vert passera mais pas les deux... Ceci pose probablement une question complémentaire : que fera le (la) représentant(e) unique de la gauche dans un tel gouvernement ? (la question reste pertinente - mon avis - si il y a 2 élus de 'gauche'.

Écrit par : uranus2011 | 10/10/2013

@Michèle Roullet
Je ne m'immisce pas dans un débat portant sur les mérites ou les démérites des divers systèmes antédiluviens par lesquels on a essayé de reconnaître des qualités, compétences, mérites ou démérites à des êtres humains en fonction de leur apparence.
Dans votre premier poste, le terme de "phrénologie", que l'on retrouve chez Balzac étant donné son goût pour les sciences et pseudo-sciences de l'époque aurait dû être remplacé par "physiognomonie", me semble-t-il. Il en a d'ailleurs fait un usage génial, comme l'atteste la description de Vautrin dans Le Père Goriot.
La phrénologie jugeait surtout des aptitudes particulières en fonction de la topologie du crâne, du l'expression typique de "bosse des mathématiques", tandis que la physiognomonie traitait avant tout des traits du visage. Cela dit en passant. Alors que ce genre de pseudo-science a depuis longtemps été rangé dans les tiroirs des pseudo-sciences, la plupart des gens ne peuvent cependant pas s'empêcher de juger les gens selon leur "air", encouragés en cela par le cinéma, qui joue en général sur ce penchant en prêtant aux ses "méchants" les têtes de méchant et le contraire.
La plus célèbre contre-preuve de notre intuition a été fournie il y a bien longtemps (je n'ai pas la référence en tête) par une planche d'une centaine de photographies accompagnées d'un questionnaire demandant aux sujets de l'expérience (donc ceux qui regardaient les photographies) d'identifier parmi toutes ces personnes un certains nombre d'assassins dont les crimes avaient été particulièrement odieux.
Le taux de réussite correspondait évidemment à peu près à celui que l'on aurait obtenu en tirant des numéros au hasard. Notons que s'il en était autrement, les personnes et les institutions qui ont charge de détecter, de surveiller, de punir et éventuellement de libérer des criminels potentiels, condamnés et surtout, récidivistes, auraient entre les mains un outil qui éviterait bien des drames.
P.S. A propos du cinéma surtout, il y a bien longtemps que les criminels au visages d'ange prennent parfois, dans les films plus subtils, la place des méchants à la gueule de méchants.

Écrit par : Mère-Grand | 10/10/2013

Il y a un certain nombre de choses bizarres dans ce portrait de Mme E-T ainsi que chez son mari. Etre tous les deux enseignants et habiter si loin de leur lieu de travail quand on prend autant d'engagements, ça me gène beaucoup.

Arrivent-ils a consacrer vraiment du temps utile à autant d'engagements. D'expérience personnelle, je ne comprends pas l'engagement de Monsieur Emery sur la dyslexie dans son collège quand lui même a été touché personnellement par l'aphasie et avec son enfant pour un autre handicap. Un dyslexique fera toujours des fautes d'orthographes. Noter au collège les fautes d'orthographe d'un dyslexique en 3ieme et 4ieme annee sous prétexte d'égalité, c'est simplement manquer de connaissance du handicap ce qui est stupéfiant de la part d'un enseignant de gauche au 21ieme siecle autant engagé dans des associations.
J'espère aussi que mme ET apporte tous le sérieux nécessaire dans la diffusion du savoir qui constitue son premier métier.

Écrit par : Aziz | 10/10/2013

Femme de convictions, intelligente, intègre, sachant se battre pour ses convictions mais accepter une solution même si ce n'était pas complètement sa position initiale, Mme Emery-Torracinta est pour moi une politicienne "de nouvelle génération", comme peut l'être un P-Y Maillard dans le canton de Vaud.
Elle mérite parfaitement sa place au C. d'E. de Genève.
Puisse-t-elle y parvenir et compter sur le soutien total des siens

Écrit par : A. Piller | 10/10/2013

Le CE ne pourra faire l'économie de ne pas accueillir une ou un membre du parti socialiste, si possible une femme et je, bien qu'elle appartienne au parti de la Belphégor ayant déshonoré la place du genre, je lui accorde ma totale confiance et de dire qu'il s'agit d'une femme d'honneur.

Écrit par : Corto | 11/10/2013

Mère-Grand, j'ai sans le vouloir suggéré un débat dans le débat avec ma phrase sur les traits du visage! Sur ce sujet, et en complément à votre commentaire, vous faites bien de signaler cette expérience:

"...identifier parmi toutes ces personnes un certains nombre d'assassins dont les crimes avaient été particulièrement odieux".

C'est en effet déraisonnable de vouloir juger de la moralité, du bien et du mal, à partir du visage.

Par contre la signalétique des mimiques est prenable en tant qu'expression d'un mode réactionnel au monde:

:-( ≠ :-)

Ici dans ces smileys c'est ponctuel et ne concerne que les tissus souples. Dans quelle mesure cela concerne-t-il aussi les attaches et les tissus durs, et jusqu'où est-ce probant? C'est la question.

Écrit par : hommelibre | 11/10/2013

"C'est en effet déraisonnable de vouloir juger de la moralité"
J'aurais préféré "de la dangerosité".

Écrit par : Mère-Grand | 11/10/2013

Ce que nos experts de la phrénologie n'avaient pas au 19ème, c'était des caméra vidéo HD Plus !

Sachez, Michèle Roullet, que la lecture des expressions faciales est une technique infaillible pour identifier, je le fait court, si une personne dit la vérité ou pas.

Cela fait 50 ans que les israéliens mettent en pratique cette technique infaillible, même lorsque l'on à faire à des personnes entrainées, les mouvements faciaux expriment ce que la parole peut simuler. C'est pour cette raison que certains interrogatoires El Al peuvent durer et devenir lassant, le fait qu'une personne vol avec El Al et qui a des préjugés contre Israël tout en étant un simple quidam, induit des signaux parasites, donc connaissant cette technique maintenant enseignée au sein de plusieurs polices de plusieurs pays, je peut vous dire si un politique, au travers d'une simple interview ment ou pas, c'est pour cette raison que beaucoup de politique refusent de répondre favorablement à des demandes d'interviews, ils savent que leur visage va systématiquement rétablir la vérité alors que leur bouche dit le contraire !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 11/10/2013

@ Mère-Grand: L'une me semblait comprendre l'autre. Ok pour la précision.

Écrit par : hommelibre | 11/10/2013

@hommelibre
Je suis d'accord, les moralistes dont souvent dangereux ;-)

Écrit par : Mère-Grand | 11/10/2013

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