21/10/2013

Élargir le pont du Mont-Blanc?

Quand le tunnel sous la rade sera construit, une importante part du trafic du pont empruntera cette nouvelle voie. Avec à terme des aménagements pour faciliter le passage depuis le tunnel vers le Grand-Saconnex, Nation et le haut des Pâquis d’un côté, les Trois-Chêne, Puplinge et Annemasse de l’autre, cette nouvelle desserte deviendra un axe majeur.


pont mont blanc,geneve,tunnel,rade,mobilité douce,Les entrées devront être soignées pour éviter des zones de bouchons. Une voie du pont côté nord, soulagée d’une partie du trafic, pourra être dédiée à autre chose. On ne laisserait que deux pistes pour les voitures: une vers le quai, l’autre vers Chantepoulet. En sens inverse la circulation venant des Pâquis, de la Servette ou de Nation et allant vers Vésenaz et Douvaine pourrait en grande partie passer par le tunnel. Mais le tunnel ne devrait pas supprimer le trafic du pont, sans quoi les problèmes ne seraient que déplacés et non soulagés, en attendant la grande traversée autoroutière dans une cinquantaine d’années.

Il y a actuellement 6 pistes sur le pont, dont une réservée aux transports publics direction rive droite. Imaginons deux pistes pour les voitures dans chaque sens, soit 4 pistes (5 actuellement). Deux pistes seraient dédiées aux transports publics, tram et bus.

En élargissant le pont au profit de la réfection profonde qu’il doit subir dans quelques années, on pourrait ajouter une piste dédiée aux deux roues, et un mail pour piétons, large, arborisé, côté nord en remplacement de la passerelle prévue en parallèle au pont. On garderait un trottoir côté sud.

L’élargissement correspondrait environ à une largeur de deux pistes et demie, dont une partie est déjà existante en terme de gabarit: le trottoir nord. Il faudrait élargir vers le nord pour ne pas s’approcher trop de l’île. Les embarcadères devraient être réaménagés, ce qui serait déjà le cas si la passerelle prévue, inesthétique en cet endroit unique sur la Rade, était construite.

Genève se doterait ainsi d’un programme de grands travaux pour les dix ou quinze années à venir, et se donnerait les moyens de souffler, de retrouver une qualité de vie et plus de mobilité - même si celle-ci doit être répartie sur plusieurs supports de déplacement on ne peut en exclure les voitures. Cela donnerait aussi une place de choix à la mobilité douce dans cet partie stratégique de la ville.

C’est une idée, il peut y en avoir d’autres. Le tout est d’oser imaginer, d’oser agir. La nouvelle législature prendra-t-elle le taureau par les cornes?

10:20 Publié dans Genève, Rade, Urbanisme | Tags : pont mont blanc, geneve, tunnel, rade, mobilité douce | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Vos idées sont très bonnes mais je pense que la seule solution à Genève à long terme est un métro. Tant qu'on ne fera que dans la mesurette rien ne s'arrangera au niveau circulation.

Écrit par : Alex N | 21/10/2013

Oui, d'accord aussi sur le métro. J'ai écrit un billet sur le sujet il y a quelques temps. Un métro est-ouest et nord-sud, et peut-être une ceinture.

Écrit par : hommelibre | 21/10/2013

Pas question de tram sur le pont du Mont-Blanc, on a assez cauchemardé avec tous ces travaux pour les remettre ailleurs et tous les problèmes de circulation qui sont arrivés avec. Sauf si un vote a lieu et que le peuple le veut, ce dont je me permets de bien douter.

Écrit par : JDJ | 21/10/2013

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