08/03/2014

Hum... Le sport comme combat pour les droits des hommes

Je salue ici l’initiative exceptionnelle de la Ville de Genève en faveur des hommes. Organiser une journée sur le thème des droits des hommes dans le sport, c’est d’une audace inouïe. Parce que c’est vrai, il y a quelque chose à dire.


sportVG2.jpgPensons aux millions d’hommes qui ont travaillé dans les mines de charbon pendant plus d’un siècle. Ne voyant jamais le jour, respirant un air vicié, courbés en deux dans des galeries humides et sales - quand elles n’explosaient pas, à genoux, les mains écorchées, les poumons silicosés. Le corps meurtri. Ces hommes qui, après douze heures à ne jamais voir le jour, remontaient la gueule noire au point d’être méconnaissables pour leurs enfants.

Pensons aux millions de millions d’hommes qui ont passé leurs journées les pieds dans le purin, sales, puants, agressés par l’acide émanant de la pisse de vache fermentée, ployant sous la dureté du labeur, se cassant le dos à envoyer le foin sec à l’étage de la grange, tout cela pendant que madame prenait son temps les pieds au sec en allaitant le petit quatrième, entourée des meilleures attentions de sa famille, une cousine venant même s’occuper de la maison à sa place.

Pensons à ces centaines de millions d’hommes qui n’avaient d’autre choix que d’aller au front. Se battre pour leur pays et leur famille dans la boue, la pluie, la neige, le froid, le bruit assourdissant des canons (image 2, tranchée 1915). Ces hommes assassinés à la baïonnette, égorgés, coupés en deux, ou revenant avec une jambe en moins sans avoir les moyen d’acheter une prothèse, et traités de parasites par leurs matrones d’épouses, qui tenaient la bourse, quand ils n’avaient plus de bras pour travailler la terre. SportVG1-une-tranchee-allemande-des-hauts-de-meuse-1915.jpg

Et tous ces hommes partis en mer pour nourrir leur famille pendant que les femmes restaient en sécurité à terre.

Tous ces hommes, et bien d’autres, auraient aimé faire du sport, alors qu’en 1900 déjà il y avait des équipes de basket féminin (image 4), du patinage artistique féminin, entre autres. Pour délasser leur corps, le remettre en état après ces traitements inhumains, pour se sentir quelqu’un, trouver une valeur après que la mine leur ait ôté leur visage. Courir sur une piste, jogger dans les bois, sauter sur un skateboard, intégrer des activités qui n’étaient alors réservées qu’à la bourgeoisie aisée, pas au peuple, ou pour certaines aux soldats pour apprendre à mourir debout. Mais cela leur était soit interdit, soit impossible. Et dans le peu de valeur que la société industrielle accordait à ces hommes, la plupart d’entre ne trouvaient pas la force d’oser s’aligner dans les stades de l’élite économique du monde.

Tous ces hommes usés, malmenés, brisés, le corps raide et douloureux, méprisés, ont enfin pu investir le sport comme un projet pour la santé, pour la détente, pour l’ascenseur social et la promotion dans l’estime de soi.

SportVG5-au-xixe-siecle-et-debut-du-.jpgPour quel résultat? Être traité aujourd’hui de brutes violentes et dominantes ne voulant pas lâcher leurs privilèges. Pourtant, la mine, l’épandage du purin, la mort éventré sur le champs de bataille, le travail éreintant douze heures par jour, étaient des privilèges qu’ils auraient volontiers cédé à qui les voulaient - les femmes, pourquoi pas?

Donc je suis très heureux que la Ville de Genève, par ses élues très sensibles à la condition masculine, consacre enfin, aujourd’hui, une journée aux droits des hommes par le sport, et à leur combat contre les femmes qui les obligeait à partir à la guerre s’ils voulaient coucher, à épandre le purin pendant qu’elles faisaient des gâteaux, à mourir dans les mines pendant qu’elles faisaient du shopping au «Bon marché», à se taire quand elle imposaient leur volonté à la maison sur toute la famille.sportVG3.jpg

Oh, j’entends déjà les objections: «Il n’y a pas de droits des hommes, il n’y a que les Droits de l’Homme», reprochant ainsi aux hommes de jouer sur le communautarisme masculin, de vouloir des droits spécifiques de genre donc anti-démocratiques, et d’entretenir un apartheid des sexes. Mais tant pis pour les grincheuses. Il était temps que l’on parle des hommes, que l’on ne parle plus que d’eux.

Vive le combat pour les droits des hommes.


... quoi, heeeuuuuu¿ Ce n’est pas la journée pour les droits des hommes? Cela n’existe pas? Les hommes ne font pas de communautarisme ni d’apartheid des sexes? Quoi? La Ville de Genève a organisé la journée du sport, un combat pour les droits des femmes??

Mais c’est qui qui fait ça?...



P.S.: Toute ressemblance parodique avec des faits existants ou ayant existé ne serait pas vraiment fortuite.

 

Enfin, faut-il ajouter ces deux images montrant les terribles dégâts d'une certaine guerre des sexes sur la société?

 

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09:59 Publié dans Genève, Humeur, Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

elles étaient une pincée, les rider-e-s de la Vill-e de Genèv-e. Et c'est toujours la même qui est en photo et en images partout, celle qui sait faire un back flip avec la casquette à l'envers comme un boy américain des années 60.

A part ça il y avait du soleil, c'était sympa, et la cause des femmes n'a peut-être pas avancé d'un iota, mais la vent des bières et des glaces se porte bien, merci pour ell-e-s.

Écrit par : MM | 09/03/2014

Bonne nouvelle pour la bière!
:-)

Écrit par : hommelibre | 09/03/2014

Les commentaires sont fermés.